Et ce coeur se porte bien ! Il n’aspire qu’à vivre encore plus intensément ! 

 

La salle des fêtes, dite aussi salle paroissiale du fait de ses origines, voisine de l’école, est très souvent occupée, que ce soit pour des événement villageois, festifs ou non, ou pour l’hébergement occasionnel de mouvements de jeunesse. Ainsi, par exemple, elle a accueilli ou accueille encore la « Fête du muguet », les « Foulées des neiges » et la « Suarléenne ».

 

Elle a été construite en 1912, à l’initiative de Maria de Dorlodot avec l’aide des habitants du village. En son temps, le Comité de village a payé le chauffage et l’ACRF l’a équipée du matériel nécessaire pour y recevoir les banquets villageois qui y étaient organisés.   Elle aurait besoin d’une nouvelle jeunesse, mais entretemps elle vit ! 

 

La salle offre un espace bien utile à l’école Sainte-Marie à l’étroit dans ses locaux. Cette école,  dans laquelle Maria de Dorlodot s’est financièrement impliquée au début du XXème siècle, accueille actuellement environ 90 élèves en section primaire et 40 enfants en section maternelle.

Un coeur de village bien vivant, donc, et même …célèbre … Pour vous en convaincre, regardez attentivement certaines scènes du film « Le vélo de Ghislain Lambert » avec Benoit Poelvoorde ! Vous y reconnaîtrez la salle des fêtes de notre village … aménagée avec le soutien des habitants !

 

Les anciens se souviendront aussi que, tout à côté de l’école, existait un bâtiment aujourd’hui disparu. C’était une cartonnerie bien connue des commerçants de Namur pour la qualité des produits réalisés. Cette petite entreprise avait été fondée en 1907 par Maria de Dorlodot, encore elle. Environ 40 ouvrières, en majorité des jeunes filles sans emploi, y ont trouvé un lieu d’épanouissement personnel et une certaine indépendance financière.

 

Les deux oeuvres qui vous sont proposées ici, illustrent parfaitement les activités passées et présentes dans ces constructions. L’artiste en dit d’ailleurs:  « Une boîte en carton dont les mains, l’osier et toutes les créatures sortent pour animer la vie. »

 

Un peu plus loin dans la rue, au numéro 13, se trouve l’ancien presbytère. En 1871, l’Abbé Ferdinand Materne, devenu le premier curé officiel de la paroisse de Suarlée occupait la maison dite « Ma Tante », rue Roquiny. Parce qu’il jugeait celle-ci trop éloignée de l’église, il décida la construction d’un presbytère qu’il occupa jusqu’à sa mort en 1897. Dans son testament, il léguera ce bien à la fabrique d’église.

 

Mentionnons aussi, entre 1968 et 2000, l’occupation du presbytère par le curé Julien Ries qui fit aussi beaucoup pour le village et qui fut, un an avant son décès en 2013, créé cardinal par le Pape Benoît XVI.