Des mains, beaucoup de mains, tendues, comme une passerelle entre les enfants qui fréquentent les lieux et les riverains qui habitent le quartier alentour.
Ces lieux ont une histoire, l’histoire du lieu-dit Tertibu qui, à la moitié du 19° siècle encore, accueillait une exploitation de sable, de pierres et de terre glaise où pouvaient s’approvisionner les habitants de Flawinne et de Temploux en échange, pour les habitants de Suarlée, d’un droit d’affouage (droit de prélever du bois) et de droits sur la terre de houille que l’on trouvait dans ces villages.
Un vieux château appartenant aux époux Vanderesse-Bebras occupait également les lieux. Leur fils unique, curé à l’église Saint-Nicolas à Namur et chanoine à la cathédrale vendit la propriété à la Baronne Merx de Corbais.
Lorsque survint la grande épidémie de choléra à Namur en 1867, l’Evêque de Namur fit appel au Soeurs du Bon Pasteur pour recueillir les orphelines et la charitable Baronne Merx proposa aux soeurs de s’installer au château. Un orphelinat fut donc inauguré en ces lieux, en témoigne la stèle située à l’arrière du mur.
En 1907, vu le délabrement des bâtiments, il est décidé de construire un nouveau bâtiment plus adapté, mais en 1914, la Défense Nationale décide de détruire totalement celui-ci afin d’améliorer la visibilité depuis le Fort de Suarlée.
En 1924, l’orphelinat est reconstruit et les soeurs s’en occuperont jusqu’en 1969. A ce moment, la destination des lieux évoluera pour devenir progressivement ce que l’on connaît aujourd’hui et qui vous sera ou qui vous a été présenté au point 14 du parcours.