Beaucoup l’appellent « aérodrome de Temploux », mais il faut savoir que 80 % de la surface utilisée par cet aérodrome se situe sur le territoire de l’entité de Suarlée. L’appellation  « aérodrome de Namur » utilisée aujourd’hui est donc plus correcte.

Ce terrain a d’abord été repéré par l’armée allemande pendant la guerre 1914-1918. En 1917, au moins un planeur de reconnaissance a atterri sur ce terrain … sous les yeux ébahis des villageois.

Quelques 27 ans plus tard, en septembre 1944, en pleine offensive alliée, un « Libellule » (probablement un Piper-Cub) américain s’est posé très précisément dans une prairie appartenant au couvent des Sœurs de la Charité, le long de la chaussée de Nivelles non loin du carrefour Saucin.

Le Général Bradley, ayant installé son quartier général à Namur, a décidé d’aménager le terrain actuel en terrain d’aviation. Il voulait en effet pouvoir se déplacer rapidement avec son avion personnel à partir de ce terrain. L’histoire raconte qu’après Noël 1944, la piste n’était pas encore terminée, lorsqu’un B17G, un avion du Général américain Vandenberg, a atterri sur la piste en construction et y est resté embourbé.

Cet aérodrome a par la suite beaucoup servi soit pour amener du matériel militaire, soit pour évacuer et rapatrier vers les USA les blessés lors des combats.

De nombreux habitants de Suarlée ou de Temploux ou des environs ont travaillé dans les locaux aménagés pour les officiers, pilotes et techniciens américains.

Longtemps après la fin de la guerre, l’aérodrome a doucement retrouvé sa vocation d’aérodrome d’aviation légère et de vol à voile.

Aujourd’hui, il sert d’aérodrome de plaisance, de lieu d’initiation à la pratique du parachutisme, d’école de pilotage d’avions ou d’hélicoptères et de lieu d’entrainement à l’utilisation de drones.