Notre village est bordé de deux routes nationales, gérées par la Région Wallonne, et plus précisément par le SPW Mobilité. Les routes à l’intérieur du village, quant à elles, sont sous la gestion de la Ville, à travers différents services comme la police, le bourgmestre et l’échevin des voiries publiques.
En 2021, notre Comité a remis à Monsieur Prévot, notre bourgmestre, ainsi qu’au responsable du SPW Mobilité, un dossier détaillé reprenant tous les endroits potentiellement dangereux dans notre village. Ce dossier, fruit d’environ un an de travail, a été élaboré après plusieurs rencontres avec les riverains.
Depuis, quelques petites avancées ont été réalisées, comme la pose de panneaux avertissant de la présence d’enfants, de panneaux lumineux demandant le respect des 30 km/h devant le Clairval et devant Sainte-Marie ou encore la modification du passage des bus scolaires (grâce à Monsieur Limet, contrôleur des transports scolaires pour les TEC) pour qu’ils ne passent plus dans la rue du Grand Taillis qui est trop étroite.
Cependant, force est de constater que de nombreuses demandes, pourtant réalistes, se heurtent à des obstacles.
Le plus grand obstacle reste le SPW Mobilité, qui répond à nos demandes à 50 % par un simple « non » et, dans les 50 % restants, ne prend même pas la peine de répondre. Ces responsables semblent oublier qu’ils sont au service du citoyen. De « service public », certains n’ont parfois que le nom.
Exemples parlants concernant le SPW :
Une demande de mise en place d’un passage piéton sur la N93 pour sécuriser le passage des usagers afin de rejoindre le village, à côté d’un arrêt de bus et en face de la pharmacie. Réponse du SPW Mobilité : « Non ». Lors d’autres discussions à ce sujet, un des interlocuteurs a répondu que « les gens pouvaient traverser à cet endroit sans passage vu qu’il y avait un feu de signalisation pas loin, les voitures ne devraient pas aller trop vite». C’est tout simplement hallucinant.
Au croisement de la N4 et de la rue de la Sapinette pour sortir du village, les habitants ne peuvent plus tourner à gauche vers Gembloux et n’ont plus de bande prioritaire en tournant à droite. À la place, il y a un îlot au milieu de la nationale dont le panneau est arraché tous les 15 jours. Cet îlot nous empêche non seulement de partir vers la gauche, mais aussi de revenir dans le village en venant de Namur. Inversement, il permet aux fêtards allant au Flagdel d’accéder à la route en venant de Gembloux ainsi qu’en venant de Namur. La priorité est donc donnée à quelques fêtards présents deux soirs par semaines plutôt qu’aux riverains ! Si quelqu’un comprend cette logique, nous serions ravis de le savoir. Les seuls qui semblent la comprendre (et encore ce n’est pas sûr), c’est le SPW Mobilité qui refuse toute discussion sur le sujet.
Refus catégorique de modifier le carrefour accidentogène entre le N93 et la N958 (qui va vers Floreffe). Avec l’arrivée du « Tero Padel Club » au niveau de ce carrefour, c’était le bon moment pour transformer l’endroit en un double rond-point comme cela se fait ailleurs pour englober le carrefour juste à côté de la rue de la Grotte mais de nouveau, ce fut un refus catégorique du SPW qui justifiait ainsi « avec l’arrivée en plus grand nombre de voitures sur l’axe, cela pourrait créer des ralentissements et donc diminuer les risques d’accidents. De nouveau, la logique du SPW est stratosphérique. Pour eux, plus de véhicules = moins de risques d’accidents. A croire que les statistiques et l’Institut VIAS sont des inconnus pour eux.
La commune est souvent plus ouverte à la discussion, les aménagements effectués furent réalisés exclusivement par la ville. Mais trop souvent, cela ne va pas plus loin qu’une simple conversation avec parfois une vague promesse ou malheureusement des refus pour des raisons assez invraisemblables.
Voici le dernier exemple en date de refus avec une vague promesse :
En janvier 2024, nous avions de nouveau demandé la mise en sens unique d’une partie de la rue du Grand Taillis qui est trop étroite que pour permettre le passage de véhicules dans les deux sens. Cette demande faisait déjà partie de notre dossier remis en 2021. Nous avons échangé plus d’une douzaine de mails avec l’inspecteur à la cellule mobilité de la Ville Monsieur Neven. Celui-ci avait d’abord affirmé que la rue était assez large pour que deux véhicules venant en sens contraire arrivent à se croiser. Ensuite, que la vitesse était limitée à 30 km/h dans la rue (elle est majoritairement à 90km/h) et a transmis un rapport comprenant de nombreuses erreurs et incohérences montrant qu’il ne connaissait pas le sujet. Malgré cela et les preuves apportées par le Comité, notre bourgmestre (Maxime Prévot) a décidé de suivre l’avis de l’inspecteur. La seule promesse reçue est la « réalisation d’une étude de faisabilité pour l’ajout d’accotements permettant le passage de véhicules ». Il faut savoir que cette étude de faisabilité nous avait déjà été promise en 2021 mais que rien n’avait été fait. En décembre 2024, soit 11 mois après les échanges de mails, rien n’a encore été fait concernant cette étude …
Comme vous pouvez le constater, que de temps perdu et de décisions inappropriées prises, au détriment des citoyens. Néanmoins, nous continuerons à essayer d’améliorer la mobilité mais surtout la sécurité routière dans notre village.
Le dossier mobilité
2020 – Création du dossier
2021 – Réunion de présentation du projet aux habitants de Suarlée pour modifications finales et approbation
2021 – Remise du dossier au Bourgmestre et au responsable du SPW Mobilité lors d’une réunion à Temploux ayant comme thème « les problématiques de la sécurité routière »
2022 – Visite de terrain de Madame Tillieux (cheffe de file du Parti Socialiste namurois), de Monsieur Prévot (Bourgmestre, les Engagés), de Madame Henry (Commissaire principal adjointe au Service Mobilité) et de Madame Sail (en charge de cette même préoccupation au sein du Cabinet du Bourgmestre)
2022 – 2024 – Nombreux rappels aux différents services compétents vu les nombreux accidents (principalement sur les nationales) et le manque de sécurité dans le village
2023 – Pose de panneaux à des endroits stratégiques pour rappeler que des enfants jouent
2024 – Modification du parcours des cars scolaires pour éviter la rue du Grand Taillis
2024 – Pose de panneaux lumineux « 30 km/h » devant les établissements scolaires de Sainte-Marie et du Clairval
Dossier Mobilité – Présentation aux Riverains
Dossier Mobilité – Version finale
Quelques articles de presse ...
Les refus de modifications du SPW Mobilité et de la ville à nos demandes sont parfois argumentés par la « non dangerosité des lieux ». Voici une « courte » liste reprenant des accidents de la route dans notre village. Mais non, « circulez » tout va bien. La quasi totalité de ces accidents est due aux aménagements mal pensés que ce soit sur les nationales (pas de radar, carrefour dangereux, ilot peu visible, …) ou directement dans le village (manque de trottoir, de chicanes ou de casse-vitesse, …) ainsi qu’à certaines activités avec débit de boissons alcoolisées combiné à un manque de contrôle proche de ces lieux.
2016 – Mort avec délit de fuite
2022 – Décès d’une cycliste du village
2022 – Quatre blessés dans une collision sur la N4 en face du Flagdel
2022 – Une ambulance sur le toit après un accident dans un carrefour
2022 – Crash entre deux voitures sur la N4 en face du Flagdel
2023 – Voiture retournée dans le rond-point
2023 – Voiture dans le talus
2023 – Accident carrefour des Marronniers
2023 – Piéton gravement blessé à la sortie du Flagdel
2024 – Voiture retournée rue Roger Carlier