La ferme Beguin est la seule ferme encore en activité à Suarlée, mais il n’en a pas toujours été ainsi. Au début du 20° siècle, on comptait plus de dix fermes actives sur la commune. Citons par exemple: la ferme de Morivaux, la ferme de la Cointe, la ferme Gouy, la ferme du château, la ferme Denet, la ferme Pichon, la ferme de la Haise ou encore la ferme Ripet. C’étaient toutefois de petites fermes familiales qui, même si on peut le regretter aujourd’hui, n’ont pas eu de successeurs et ont progressivement disparu.

 

La vie agricole du village, c’était principalement l’élevage, avec notamment de grands troupeaux de moutons et de chevaux, la culture de céréales, la production de légumes et de fruits dans de nombreux vergers.

 

De nombreux saisonniers flamands venaient travailler dans les fermes; certains y ont rencontré l’élue de leur coeur et sont restés.

 

Les femmes tenaient un rôle important dans la vie de la ferme, y assurant diverses tâches et s’occupant de l’éducation des enfants. Elles descendaient aussi au marché de Namur pour y vendre les produits de la ferme.

 

Les enfants aussi aidaient dans le travail de la ferme et les horaires scolaires avaient été aménagés à cette fin.

 

La ferme Beguin n’a pas toujours été localisée là où elle est aujourd’hui. Connue initialement sous le nom de ferme Noust, du nom d’une famille de Balâtre parente éloignée des de Zualart – de Ponty, elle se trouvait de l’autre côté de la rue Roquiny. Mais les bâtiments devenant vétustes et de dimensions insuffisantes, la ferme fut démolie en 1851, une partie des pierres étant utilisée pour la réalisation des fondations de l’église.